mercredi 17 février 2010

Le pont de Mouli










Ce pont franchit le bras de mer séparant Lékiny de Mouli et tous les soirs les locaux et les touristes se réunissent : les premiers pour leur concours de plongeons et les curieux comme nous pour voir passer les raies, les tortues et autres gros poissons ( dommage les photos ne rendent pas). Incroyable, les raies sautent aussi comme les dauphins !!
La route se poursuit jusqu'à la pointe sud de l'île d'où l'on aperçoit l'archipel des Pléiades du Sud : rdv dans le prochain post sur l' un de ses îlots .

mardi 16 février 2010

Les falaises de Lékiny











Notre camping se situe dans la baie de Lékiny au bord d'une jolie plage en face des falaises et tout proche du pont de Mouli.
Petite balade en bateau pour grimper sur les falaises , découvrir la vue sur la mer et la grotte aménagée en chapelle.

Bossu ötin Iaaï










Iaaï ou Ouvéa , l'île la plus proche du paradis...une plage de sable fin de 25 km face au lagon turquoise (inscrit à l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité), une ligne de falaises qui plongent dans la mer et sont percées de grottes et des forêts si denses que l'on s'imagine presque être le premier à en fouler le sol.
La civilisation est là, certes, mais le temps reste suspendu. Une seule longue route traverse l'île, une épicerie à chaque tribu , une poste, une banque et une pompe à essence, des cases et quelques hôtels discrets.
Les habitants, issus du mariage des cultures polynésiennes et mélanésiennes, nous ont fait partager la douceur de vivre de cette île préservée ( après les tragédies de 1988 et 1989, le calme est revenu peu à peu).

Drehu 3

Voila pour Lifou c'est fini : nous avons tellement aimé cette destination que j'ai essayé de vous en faire partager un maximum.
A suivre les photos d' Ouvéa, notre escapade en amoureux dans le nord (pendant que les petits étaient en colo), notre rando palmée de la St Valentin et les photos du retour des garçons hier soir. Je suis MEGA à la bourre , dans 2 jours c'est la rentrée et il faut laver et repasser 10 kg de linge crasseux, éradiquer les poux et soigner les genoux pustuleux !!
Alors les nouvelles ne seront pas fraîches ou bien je vais procéder par retours dans le passé.

dimanche 14 février 2010

mercredi 10 février 2010

les gens de Lifou


Des paysages fabuleux et un accueil...chaleureux

Nous avons apprécié la nature ouverte et entreprenante des habitants de Lifou qui aiment partager leur histoire, leurs traditions et leur quotidien.

Oleti Benié pour la maison (bien mieux qu'une tente les jours de pluie), les promenades (Yanis a réalisé son rêve de monter dans une benne), la chasse à la roussette (une expérience à vivre malgré nos convictions écologiques), les repas pour apprendre et se régaler.

Soirée mémorable chez Albert et Hélène : en entrée salade de poisson : dur dur de faire des filets dans le bossu cru qui n'a pas d'écailles mais une peau lisse, épaisse et dure (maman n'est pas là pour t'aider mais désolée ici c'est la tâche dédiée aux hommes : tu pêches = tu prépares). J'aide , Maï , la compagne de Benié, a épluché les légumes( jusque là facile !).Maintenant que le poisson marine dans le jus de citron, les hommes coupent et rapent les cocos pour en faire du lait. Yanis le dompteur a pour rôle de tenir à distance les voleurs de tous poils qui remplissent le faré.

Les roussettes : Hélène me montre deux manières de les cuisiner : rôties ou bouillies au coco. Dans le jardin , un système astucieux constitué de deux rails sous lesquels on allume autant de feux que de gamelles tient lieu de gazinière.
Dans la première préparation, il faut enlever les ailes et écorcher les bestioles comme un lapin (je me contente de regarder !) puis les faire revenir dans une sauce maggi que.

Pour la recette au coco, on garde tout mais comme les roussettes ont une toison de poils drus voire laineuse, Hélène doit les bruler sur la flamme (là encore, je n'ai pas osé) : il faut bien replier les ailes pour ne pas les abimer c'est un met de choix ! Ensuite c'est la cuisson dans du lait de coco.

Après l'apéro et avant le repas nous faisons (pour la première fois ) le geste coutumier en remettant à notre hôte un manou (pièce de tissu coloré) et de la monnaie, symbole de notre respect et de notre sincère reconnaissance pour ces moments passés ensemble. En retour Albert se lève et prononce un discours très émouvant.Loin de tout folklore préfabriqué, les traditions sont vivaces aux Loyautés et se mêlent pourtant avec bonheur à la modernité, comme la culture française avec la culture kanak ou encore les cultes anciens avec la chrétienté (les enfants ont regardé Hellboy sur la tv installée dans la grande case , la parabole installée sur le toit en chaume).

Pour en revenir au repas : la salade était excellente bien sûr. Malgré l'odeur corporelle assez forte de la bête , la chair, elle, s'avère délicatement goûteuse.Plus grasse bouillie (je suis la seule à avoir goûté les ailes à la consistance moins caoutchouteuse que prévu mais pas pour autant fondante...spécial ) et plus relevée rôtie : c'est comme cela que nous les avons préféré. Les enfants, peu aventureux en gastronomie, ont mangé du poulet.
Peut-être une prochaine fois maintenant que l'on connait la route....

Alors, faisons un voeu : l'année prochaine , vacances à Lifou sous le soleil